Islamophobie, facteurs endogènes et facteurs exogènes

L'islamophobie est une machine diabolique de guerre psychologique, idéologique, politique, médiatique géopolitique, militaro sécuritaire pour provoquer, par la stratégie du choc et de la terreur, de la méfiance envers le musulman, de la défiance entre les musulmans et désigner l'interlocuteur valide des Musulmans reconnus par le sionisme et l'Empire.

L'Islamophobie s'appuie sur le terreau des exacerbations sociales et des conflits internationaux pour maintenir la domination impériale et sioniste sur les Musulmans et leur interdire toute forme de résistance ou d'émancipation de l'hégémonie colonialiste.

L'Islamophobie, complétée par l'arsenal juridique du droit d'ingérence, de l'humanisme sioniste et  de guerre préventive, est un dispositif de guerre implacable que Vatican II, l'Adminsitration américaine, le sionisme et leurs vassaux mettent en oeuvre dans le choc contre la civilisation islamique avant qu'elle ne se réveille et ne se conscientise en force de résistance et d'alternative civilisationnelle au mondialisme prédateur des richesses du monde musulman. Cette prédation cupide et vorace sans limites et sans scrupules a des dommages colatéraux : les atteintes aux libertés individuelles et publiques des populations du monde occidental et la discrimination des communautés musulmanes de l'Occident que la volonté impériale sait corrompre, fragmenter, disperser et écumer pour en extraire les auxilliaires de sa pensée, de sa cupidité, de son système matérialiste et consumériste capitaliste.

L'Islamophobie n'a d'existence que par la conjugaison du Wahn qui hante les communautés musulmanes divisées et les préjugés qui habitent les populations occidentales sécularisées et refondées avec un imaginaire collectif hostile ou ignorant envers l'Islam que les haineux, les revenchards, les laïcistes et les populistes cultivent et exaltent pour créer un fond de commerce électoral ou médiatique. Les opportunistes, les infantiles et les auxilliaires musulmans participent, par l'instrumentalisation de l'Islam et l'anesthésie des populations musulmanes au jeu pervers de l'Islamophobie.

Les facteurs endogènes qui sont spécifiques à notre Wahn permettent aux facteurs exogènes tels que la colonisation, la lutte antiterroriste et la géopolitique du pétrole, du gaz, des voies maritimes et de la dislocation tant des territoires musulmans que de leur grammaire civilisationnelle (mentalité collectives, espaces, histoire, espace, économie, langue) en vue d'amplifier et d'intensifier la peur et la répulsion pour générer la méfiance et la défiance qui donnent possibilités à la subvsersion et motifs à l'agression des Musulmans et des Africains en Afrique, dans le monde arabe et en Occident.
 
Ce serait réducteur de confondre l'Islamophobie avec la colonisation car ce serait nier l'Islamophobie du temps du Prophète et celle des Croisades. Ce serait aussi réducteur de confondre l'Islamophobie avec les discriminations raciales ou sociales car se serait nier les dictatures dans le monde musulman et la facilité avec laquelles les peuples musulmans se laissent confisquer leur révolution et leur indépendance par les liges de l'Occident sous les habillages de l'islamisme ou du nationalisme.
 
L’islamophobie est ce jeu diabolique qui consiste à pervertir les Musulmans sinon à les présenter comme des pervers pour enlever toute compassion, toute sympathie, toute attention, toute écoute, toute pitié, tout respect à une population qu'on a présenté comme méritant le châtiment, l'exclusion, la persécution. L'histoire du Prophète le confirme. L'histoire de la colonisation montre la mise en avant du facteur civilisateur du colonialisme comme le montre l'histoire des Croisades et de l'évangélisation des musulmans désignés comme infidèles et païens.
 
Une fois criminalisés, les Musulmans peuvent être colonisés, massacrés ou stigmatisés car la conscience qui va les massacrer a suffisamment d'alibi moraux et de justificatifs dans son imagination pour le faire avec bonne conscience.
 
Cette bonne conscience rend l’Église, l'humaniste et le progressiste silencieux devant l'agression du Musulman et la transgression de ses droits. Il suffit de voir la réaction occidentale devant la guerre menée contre le Liban, contre Gaza, contre la Libye et contre la Syrie pour voir l’œuvre de formatage des esprits et des sentiments rendus insensibles et cyniques.
 
Tout glissement sémantique réduit le sens et occulte le défi qui reste endogène en priorité et qui consiste à nous libérer du Wahn, de l'illusion et de l’auxiliaire de service…
 
Sous cet aspect des choses elle est une pathologie de l’Occident qui pousse le cynisme à présenter la victime comme le bourreau et à désigner ses auxiliaires et ses "terroristes" comme bons et mauvais musulmans dans un rôle ostentatoire et ostensible  pour rendre les autres des oblitérés sans voix, sans consistance.
C'est une machination diabolique.
 

Omar Mazri 

Forum: Définition de l'Islamophobie, facteurs endogènes et facteurs exogènes

Vous pourrez  consulter ce nouveau forum avec ses 35 rubriques : Forum ISLAMOPHOBIE

Catégorie :: Opinions

Tags : : ,

Commentaires (1)

Trackback URL | Commentaires Flux RSS

  1. Sprikritik dit :

    Ne confondons pas islamophobe et misoïslamiste

    On peut à très juste titre avoir peur (phobie)de certains pratiquants de l’islam et ne pas les haïr (miso) pour autant, parce qu’il ne faut même pas haïr ses bourreaux.

Donnez votre avis




If you want a picture to show with your comment, go get a Gravatar.