Livre – De l’Idéologie Islamique Française. Eloge d’une insoumission à la modernité

A l'aube des nouvelles élections présidentielles en France, la classe politique hexagonale s'apprête une nouvelle fois à débattre de " l'Islam et la laïcité ", étalant toute l'ignorance de l'Islam qui prévaut ici en Occident et témoignant également de la volonté acharnée de soumettre cette religion aux présupposés de l'idéologie dominante. Traitant le sujet de front, l'auteur livre ici son premier essai où il décrit l'inanité du modèle politique français, laïcard et intolérant. Il remonte aux origines coloniales de cette politique musulmane et met en relief la continuité entre l'assimilation des indigènes en Afrique du nord et les lois d'exception aujourd'hui pratiquée par l'Etat français à l'égard de sa minorité. Il n'omet pas de dévoiler toute la compromission des diverses tendances officielles de l'Islam, du modernisme au faux "fondamentalisme" salafiste, en passant par le maraboutisme soufie, qui travaillent toutes à leur manière au renforcement d'une sécularisation occidentalo-compatible de l'Islam.

Il énonce ainsi les bases d'un positionnement doctrinal islamique qui permettrait aux musulmans de préserver " l'intégrité de leur foi " au sein d'une société qui a fait de la Laïcité une religion d'Etat. Mais il constitue aussi à des biens des égards, l'une des premières tentatives de formaliser une "occidentologie" islamique, car l'auteur étudie avec un regard extérieur la genèse idéologique et philosophique de l'Occident en général et de la France en particulier. Et cela, depuis ses origines romano-chrétiennes jusqu'à l'ère moderne et postmoderne, selon une interprétation résolument musulmane.

Titre : De l'Idéologie Islamique Française
Sous-titre : Eloge d'une insoumission à la modernité
Auteur : Aïssam Aït-Yahya
Editeur : Nawa
Collection : Les publication du CIRD
ISBN : 978-2-9533909-7-1
Nombre de pages : 550
Format : 23cm x 17cm
Prix public : 19€

 

Résumé N°1 – rédigé par un non musulman

Vous connaissez tous sans doute, le fameux et très sérieux « De l’idéologie allemande » rédigé par Marx et Engels, les pères fondateurs du communisme. On avait entendu parler de l’exécrable « De l’idéologie française » du médiatique philosophe-milliardaire des salons parisiens Bernard Henry Levi…Or, le tout dernier né de la galaxie des essais idéologiques se prénomme quant à lui « De l’idéologie islamique française ».
D’emblée : le titre peut être trompeur et ambiguë, surtout dans le contexte exacerbé autour de la question Islam que nous connaissons tous. Voire même vaniteux, tant il paraîtrait vouloir flirter avec les ouvrages précédents pour un auteur encore inconnu ( ?), mais -toute chose égale par ailleurs- il faut avoir l’honnêteté intellectuelle d’avouer que le contenu se révèle vraiment être à la hauteur de ce que nous laisse entrevoir ce titre tapageur.
L’auteur, un « musulman identitaire et décomplexé » comme il se présente, nous livre ici un véritable travail d’érudition au service d’une thèse très anticonformiste, voire complètement « radicale dans la subversivité », et c’est le moins qu’on puisse dire…

Quel est le sujet ? A vrai dire, on pourrait se poser une toute autre question : quel est le sujet non traité par l’auteur ?
Car tout commence par une subtile mise en place du contexte : la situation des musulmans français se dégrade à vue d’œil à cause d’une islamophobie sournoise et de plus en plus débridée investissant tout le champs politique et social.

Selon l’auteur, cette islamophobie ne vient pas du bas de la société en réalité (là ou réside le bon peuple de France !) mais tout d’abord du haut, de son élite médiatico-politique, et elle s’est installé là où réside le pouvoir de contrôler les masses et fabriquer l’opinion publique.

Dés lors, rejetant le misérabilisme et le larbinisme de ce qu’il nomme le « complexe du blédard », il nous propose une véritable offensive idéologique, une vaste charge de cavalerie intellectuelle, en mettant sur pieds un plan destiné à construire une A. R. M (arme de réflexion massive) capable de tenir à distance tout islamophobe ethnocentrique imbue de la soi disante supériorité des valeurs occidentales et/ou françaises.
En claire : une entreprise de démontage systématique de la Modernité issue de l’Occident chrétien.
Que dit-il ?

Tout d’abord, il commence logiquement par la naissance historique de cet Occident tant décrié (Partie I), il nous révèle que le christianisme n’a pas été le fondateur ex nihilo d’une civilisation au sens propre du terme. Le Christianisme « n’a réussit qu’a convertir l’Empire Romain », qui lui, avait déjà des assises civilisationnelles (gréco-romaines).
Reprenant les thèses de nombreux philosophes et théologiens, il montre que la dénaturation du message christique par Paul de Tarse, sera la véritable cause, à la fois du succès du christianisme (conversion des romains et des païens), mais aussi de sa future fin (par la sécularisation laiïque).

Paul dévaluant la place des œuvres dans la foi, favorise donc l’antinomisme (le rejet de la loi divine) en donnant déjà à l’Homme chrétien le pouvoir d’affirmer le pouvoir de sa seule Raison. Finalement, après l’apogée du christianisme en tant que système politique culturel et philosophique « cohérent » dont l’apothéose est la réforme grégorienne au milieu du Moyen-Âge, c’est la Raison humaine débridée qui commencera sa propre ascension.
La libération de cette Raison va donner naissance à l’Humanisme, au rationalisme, ce qui, avec la Réforme protestante, accélère la fin du monopole de la religion chrétienne en Occident, au profit d’un matérialisme résolument humain.

L’auteur reprend à son compte ce que bon nombre d’historiens des idées avaient déjà mis en évidence : L’Occident est le créateur des bases idéo-philosophiques qui ont contribué à la naissance de la Modernité.
Une telle affirmation peut déjà surprendre de la bouche d’un musulman ayant adopté « une vision authentique et civilisationnel de l’Islam » mais le raisonnement poursuivit est très cohérent et il poursuit avec cela un but bien précis…
Dés lors, l’auteur s’acharne à montrer que toutes les idéologies séculières (issus de la sécularisation) sont donc issues du christianisme occidental, c’est pourquoi d’ailleurs elles sont nées en Occident. Il montre de manière très pertinente que toutes ont des liens explicites ou implicites avec le substrat doctrinal et philosophique chrétien, que cela soit le socialisme, le communisme, le rationalisme, le matérialisme, l’humanisme, la laïcité, la démocratie, toutes de prés ou de loin sont héritées du christianisme, même l’athéisme en est issue (le christianisme professant que dieu est mort sur la croix c’est donc pouvoir penser que ce dieu mort sur terre peut mourir aussi au ciel, c’est donc une porte chrétienne ouverte vers sa propre négation : interprétation é-pa-tante…).

Il poursuit en expliquant que ces idéologies fonctionnent comme des nouvelles religions, elles sont issues du christianisme et cherchent toutes à le remplacer dans les consciences des nouveaux hommes. Elles fonctionnent comme des religions inversées : le christianisme promettait le salut céleste et le paradis ? A cela ne tiennent, démocratie ou communisme promettent désormais le paradis sur terre, le pire est qu’elles n’avoueront jamais (par honte ou stratégie) qu’elles sont des véritables et nouvelles religions…(et là je dois dire que la démonstration est percutante).

Dés lors, il s’intéresse ensuite (Partie III) à la démocratie libérale puisqu’elle est l’idéologie (euh..pardon : la religion !) qui a désormais triomphé, après sa victoire finale contre sa sœur jumelle ennemie (le communisme).
Ici il prend un malin plaisir à détruire touts les fondements philosophiques sur lesquelles est construit le « moins pire » des systèmes politiques : l’égalité, la souveraineté du peuple, les élections. L’ironie et le culot est qu’il utilise parfois les propres paroles des « pères fondateurs » de la démocratie en démontrant, qu’il n’était pas aussi fou de croire comme des mystiques illuminés en sa sacro-sainteté.
Egalitarisme, tyrannie de la majorité, conformisme bien pensant, vulgarisation, déchéance de l’homme, manipulation oligarchique, hédonisme, consumérisme, contrôle de l’opinion, tout les travers de la démocratie sont passés aux cribles…Et on y ressort soit horrifié par notre propre apathie de pouvoir rester encore vivre sous un tel joug soit définitivement fataliste.

Qu’il insiste tellement sur les tares de la démocratie et la dictature bien pensante du conformisme et la tyrannie de la majorité sur la minorité, n’est compréhensible qu’à la lecture de la suite : en France cette minorité (ou une partie d’entre elles) est représenté par les jeunes musulmans pratiquants (française et non immigrée).
L’auteur affirme que démocratie, en tant qu’héritière du christianisme, commence à connaître la même maladie que sa mère chrétienne qui la conduira aussi à sa propre fin : car ces rites se sont plus pratiqué, de plus en plus d’individus n’y croient plus… Et l’un de ces rites de la démocratie chez l’auteur, ce sont les élections touchées massivement par l’abstention…
Pour l’auteur, plus les couteaux sont nombreux plus la mise à mort sera rapide, il professe donc la poursuite absolue de l’abstention, et notamment il vise ici, ces propres congénères musulmans en leurs posant les questions-qui-tuent :
Comment pouvez-vous continuer de jouer à un jeu démocratique (héritier-en plus- du christianisme vous O musulmans !) qui vous déclarera toujours perdant à la fin quoique vous fassiez ?
Et là, il met en évidence le rôle postcolonial des « imams de la ripoublik » contrôlés par le ministère de l’intérieur qui font des prêches politiciennes en appelant les fidèles aux votes sur les chaires des Mosquée d’Allah ! (Et on arrivait encore à nous faire croire qu’ils appelaient au jihad !!!???Pauvres imbéciles heureux que nous sommes…) Egratignant au passage le Tariq Ramadan, qui après ça, passera pour un petit mouton bien civilisé (comprenez : gentil et docile). Le niveau de subversion ici commence à se faire sentir et pour notre plus grand plaisir.

Et c’est donc à partir d’ici qu’on jette les pieds dans le plat « Islam ». L’auteur balaie d’un revers de main et d’une facilité surprenante toute idée de laïcité dans l’islam. Impossible démontre t-il, innombrables preuves, explications aussi claires que cinglantes et raisonnement d’une profondeur à s’arracher les cheveux à l’appui : non la laïcité est d’origine chrétienne (Rendez à César…) et l’Islam ne peut pas faire émerger ce principe, mais surtout, explique t-il, la laïcité est en réalité bien plus française qu’occidentale.
Et, ce qui est valable pour la laïcité, est valable pour la démocratie, le communisme ou n’importe quelle idéologie séculière issue du christianisme, n’en déplaise à ce qu’il nomme les agents de l’Empire….

Sa maîtrise de l’histoire de notre pays (son pays natale, rappelons-le) est totale et absolue, que dire après ça, à part acquiescer comme un enfant devant son instituteur ?
Il montre qu’en réalité tout le but stratégique et historique de la France envers l’islam, si on revoit la genèse de leurs relations depuis l’époque Moderne (Le 19éme siècle justement…), a toujours été de contrôler et soumettre l’islam en le transformant de l’intérieur pour pouvoir manipuler les musulmans à sa guise, en les soumettant à son pouvoir, et cela depuis la colonisation de l’Algérie en 1830. Et aujourd’hui la France de 2011 ne fait que reproduire ces politiques coloniales destructrices de l’identité islamique pour ces propres indigènes musulmans français.
L’auteur nous explique que la laïcité (philosophique et maçonnique) est une doctrine trompeuse et hypocrite, derrière sa prétendue neutralité, elle n’est qu’une religion séculière (n’oubliez pas), la religion officielle de l’état français. Elle a détruit le catholicisme français qui faisait barrière à sa domination dans la société française au 19éme siècle, elle n’a toujours recherché qu’à créer des athées irréligieux sans foi ni valeurs transcendantes autres que celles du matérialisme positiviste, celles qui veulent faire de l’homme un dieu sur terre.
Or avec l’Islam le morceau est beaucoup trop gros à avaler : c’est pourquoi elle est obligé d’être tyrannique, totalitaire et liberticide envers les musulmans, elle sort de sa position de neutralité pour exiger la neutralité des espaces publiques et même des consciences privées (pourtant protéger par la liberté de conscience et d’opinion !). Car sans cela, sans cette dérive, elle ne peut pas soumettre l’islam et les musulmans français comme elle a réussit à le faire pour l’extrême majorité des catholiques (à part 3000 « intégristes » solitaires…). Si elle se tenait qu’à sa position de 1905, elle ne réussira jamais son projet messianique de faire triompher l’humanisme prométhéen athée et progressiste en France mais aussi dans le monde entier (d’où le fait pour l’auteur que « l’Islam authentique » est la cible number one du NWO).
La France est donc une sorte petit laboratoire à l’échelle du monde pour essayer de transformer l’Islam: telle est la thèse magistrale de l’auteur, et avouons (encore une foi) qu’il n’a pas forcément tords.

Et si je dit « islam authentique » c’est que l’auteur (Partie 4) en passe à la critique explosive de trois courant de l’islam, qui selon lui, d’une manière ou d’une autre favorise les projets de la mondialisation occidentale et de son impérialisme politique et culturel, et qui bizarrement sont toujours mit au devant de la scène : le « soufisme maraboutique », le prétendu « réformisme musulman » et ce qu’il appel le « salafisme séculier ».
Là il faut s’accrocher, car l’attaque est fulgurante, pas besoin d’être un islamologue pour comprendre, l’auteur est toujours très clair.
Le soufisme est une sorte de mysticisme bouddhisant qui a toujours suscité l’intérêt des orientalistes au temps des colonies tant ils avaient compris qu’il était une forme abâtardie d’un Islam auquel on avait retiré ses dents et sa volonté de défendre son intégrité…Des énergumènes pseudo philosophes comme Abdennour Bidar, pseudo-écrivain comme Abdelweheb Medeb, pseudo-rappeur comme Abd el Malik et pseudo-responsable communautaire comme Dalil Boubakeur, sont littéralement exposés et explosés, l’auteur a l’impression parfois d’avoir écrit avec ses tripes et à l’acide sulfurique !
Les « collabeurs » que Nabe nous dénonçait déjà, sont littéralement tondus et marquer de l’ignominie de la traîtrise.
La cible du courant réformiste « moderne » est la mouvance symbolisée par Tarik Ramadan. L’auteur lui reproche d’user des termes de la modernité occidentale pour vouloir moderniser l’islam, ce qui revient à moderniser l’islam dans une vision « occidentalo-centré » et donc finalement cela rejoint les buts ultimes de la « mondialisation impériale » : créer un islam compatible aux canons occidentaux.
Il en profite au passage, pour nous donner un cours magistral de droit constitutionnel musulman, en détruisant encore les ragots des pseudo islamologues de service. Non, le véritable état islamique ou musulman (au choix…) n’est pas une théocratie (qui est un concept chrétien comme il l’explique), son chef d’état est tout sauf un autocrate qui pourrait faire ce que bon lui semble (vous avez dit ou entendu tyrannie et despotisme ? Revoyez votre copie…)
Ensuite, il finit avec le salafisme ou plutôt ce qu’il appel le « salafisme séculier », l’auteur croise souvent certains principes défendus par les autorités religieuses de ce salafisme avec ce que disaient déjà certains théologiens chrétiens : de Paul de Tarse à Bossuet en passant par Luther, l’analogie est très instructive. En gros, ces salafistes sont des sortes de « pharisiens » leurs attachements scrupuleux aux rites de l’Islam est trompeur, car au contraire, ils se détachent inexorablement de la loi islamique à appliquer puisque ils défendent leurs chefs d’etat.
Ce salafisme pro Saoud énonce par exemple que les musulmans doivent obligatoirement obéir à leurs chefs d’état (comme des moutons bien dociles : et quand on sait que ces chefs d’état arabes sont déjà tous à la botte de l’occident, ce salafisme ne nous apparaît déjà plus comme bien dangereux pour les intérêts occidentaux, dire que TF1 nous faisait peur pour rien …). De même ils énoncent que les musulmans ne doivent pas s’occuper de politique (forme de laïcité intériorisée?) et que les savants doivent être soumit à leurs dirigeants (en gros : ils perdent ainsi toutes leurs indépendances et deviennent de simples petits fonctionnaires complices des régimes arabes).
L’auteur explique que c’est exactement là, en germe, le processus de sécularisation que le christianisme a déjà connut.
Dés lors que l’Arabie Saoudite soit l’allié historique des USA est clairement compréhensible (malgré des petits accrocs causés par d’autres types de salafisme beaucoup plus révolutionnaire et beaucoup plus cohérent dans leurs volontés de défendre l’héritage civilisationnel de l’Islam…) puisque l’Islam officiel de l’état saoudien est une sorte de fondamentalisme musulman tout comme l’est l’évangélisme protestant. C'est-à-dire que ce salafisme diffuse une vision de l’islam largement intégrable à l’empire mondialiste. Les USA protestants et sécularisés l’ont compris, la France laïque et anticléricale pas encore…

Finalement la dernière partie (Partie V) semble faire figure de conclusion. L’auteur revient sur la notion de modernité, il montre comment la majorité des musulmans du monde entier sont abusés, car ils ne comprennent pas ce que recouvre réellement cette notion de Modernité et ne savent pas la définir.
Pour la plupart d’entre eux la modernité, c’est un processus d’avancement technologique et technique (en gros l’iphone et internet) alors que la Modernité est une conception philosophique progressiste dans un sens social et politique : c’est la sécularisation, c’est le triomphe de la raison humaine, c’est le matérialisme nihiliste, c’est la perte de pertinence de la religion, c’est l’humanisme prométhéen, c’est la dislocation des formes traditionnels de la famille, c’est la libéralisation des mœurs (pour ne pas la bestialisation) etc etc etc…
Or l’Occident ne l’avoue jamais clairement, et surtout il énonce toujours de manière trompeuse que cette modernité est universelle alors qu’elle n’est qu’un rejeton de sa propre et seule histoire, en un mot : sa seule création. (Je rappelle ici que le sous titre de l’ouvrage est : éloge d’une insoumission à la modernité)
De la même manière, l’auteur nous dit que c’est exactement le cas aussi pour la Mondialisation qui est en réalité un processus d’occidentalisation de la planète. Et si pour lui, les musulmans français vivent la situation la plus difficile en Occident par rapport à d’autre communauté musulmane (en Angleterre, dans les pays scandinaves, et même au USA) c’est que la France est le cœur véritable de cette Modernité : Les Lumières, le Cartésianisme, la Révolution Française, la déclaration des droits de l’homme, la déchristianisation, l’athéisme moderne etc…Tous né en France, et tous ont gardé un messianisme mystique quasi-religieux ainsi que leurs intolérances cachées qui réapparaît aujourd’hui, et dont l’Islam et les musulmans, dans notre société, ont le mérite de faire tomber les masques selon l’auteur.
Dés lors, pour lui, seul le rétablissement du califat est le gage du retour de la vraie et véritable civilisation islamique qui sera (enfin) la seule maîtresse de son Histoire en créant sa propre Modernité ( et non d’islamiser la modernité occidentale comme il le dénonce) et créera un vrai monde multipolaire, dans lequel il y a l’idée d’un « chacun chez soi les vaches seront bien gardés ».
Donc pas questions de faire des copier-coller généralisé de modèles occidentaux dans les pays arabes auquel on assiste tous depuis la colonisation européenne mais aussi même avec leurs prétendues indépendances.
Ce que l’auteur semble nous dire, c’est que les musulmans sont pour l’instant des sortes d’orphelins : ni ici (France) ni là-bas (pays musulmans), ils se sentent chez eux, car ici ou là-bas c’est toujours les mêmes qui règnent et qui poursuivent toujours les mêmes buts concernant l’Islam avec des politiques quasi similaires…
Dans les dernières lignes, de manière eschatologique, l’auteur cherche à montrer que tous ceci peut faire parti, peut être, du plan divin que Dieu a assigné à l’Humanité et à l’Islam. La falsification du christianisme qui a joué un rôle moteur voire primordiale dans la création de ce monde moderne, explique peut être pourquoi selon certains hadiths (parole du prophète mohamed) c’est Jésus lui même qui doit revenir en achevant de faire triompher l’Islam, en faisant abattre une croix et tuant un porc : symbole de la déritualisation, de l’antinomisme et de la « déviation paulienne de la tradition monothéiste abrahamique », nous explique l’auteur…

L’auteur nous invite finalement dans sa plus honnête subjectivité, à nous pencher sur cette lecture de notre monde, mais à travers les yeux d’un musulman qui a longuement médité cette situation.
Quelles impressions me laisse cette fascinante lecture ?
Après ces 5 parties, 13 chapitres et plus de 550 pages ont en sort abasourdi, penseur, étonné, voire retourné…C’est évident.
Vous l’aurez compris, je suis sous le charme et de l’écriture et du sujet, et du fond et de la forme.
Rarement une lecture si érudite (on a l’impression d’avaler une bibliothèque) m’aura donner autant soif de savoir. Mais paradoxalement, la somme des connaissances produites quoique très importante ne donne aucune indigestion, tant la fluidité parait naturelle.
Dans ma propre identité de français de souche (non convertis mais islamophile je l’avoue…), il y a tellement de chose qui m’interpelle directement, qui me parle au plus profond de mon identité d’occidentale et de « postchrétien » comme dirait l’auteur. Et je dois le dire, le confesser même : il y a une force quasi gravitationnelle qui me pousse à adopter la majeure partie de ces analyses.
Si je devais en faire une interprétation très « académique » et opérer des rapprochements avec mes autres lectures, je dirais qu’il y a du Nietzsche, il y a du Proudhon, il y a du Thoreau, il y a de l’Ellul, du Chomsky et il y a même du Nabe : surtout dans l’écriture polémiste quand l’auteur attaque directement certaines personnalités ou catégorie de personne.
D’ailleurs source d’inspiration ou non, à la page 516, l’auteur cite textuellement un petit passage d’Une Lueur d’Espoir de MEN : « Si les occidentaux du vingtième siècle n’avaient pas été aussi iniques, peut-être les musulmans se seraient-ils contenter aujourd’hui d’un Islam pépère… » En effet, si on comprend bien, tout le livre tourne autour de cet aporisme nabien: le mépris, l'injustice et le cynisme de l'Occident justife et justifera en retour l'apparition d'un Islam qui ne fera plus aucune concéssion et bien au contraire…

En résumé c’est un véritable pamphlet incendiaire dans la plus pure tradition française, et pour certains ce sera un sorte de paradoxe puisque l’auteur (issus de l’immigration maghrébine ?) est un musulman à la chevalier Bayard « sans peur ni reproche » défendant la bannière noire de l’Islam…
Mais surtout, il y a dans l’esprit de l’auteur une espèce d’anticonformisme subversif radicalisé, un véritable esprit révolutionnaire « anarchisant » (au sens positif du terme dans une société telle que la notre…) en lutte constante contre l’empire occidental et toutes ses formes d’impérialismes, un véritable esprit combattant du « jihad idéologique ».
J’avais d’ailleurs lu récemment le « Comprendre l’Empire » du cher Alain Soral (qui ne fait plus que vomir sur tout le monde : Dieudonné le prochain ?), et j’en étais sortis avec une petite moue au visage et un « autant de bruit pour rien ».
Désormais, comprendre l’empire selon l’idéologie islamique française, c’est non seulement le comprendre mais c’est surtout le détruire et tout d’abord au fond de soi-même.
Et le véritable exploit c’est de le détruire sans détourner d’avions, sans « Nine eleven », sans coup de feu, ni AK47, en allumant non pas une lueur mais un incendie d’espoir à l’horizon…
Reste que l’auteur musulman est fondamentalement musulman, terriblement musulman, profondément musulman, sa vision, ses déductions, ses interprétations le sont elles aussi, malgré sa volonté de dépasser le langage théologique pour se faire objectivement comprendre de tous (dans une subjectivité consciente, avouée et assumée), et même si ces analyses sonnent souvent vertigineusement juste, elles seront toujours opaques pour la masse, pour la majorité des individus écrasée par le poids multiséculaire de ce système aliénant qui nous a inlassablement travaillé jusque dans nos neurones. Et il y aura une toujours une barrière d’incompréhension insurmontable.
Mais l’auteur le sait pertinemment, c’est pourquoi il ne vise par ce livre que ceux d’entre nous qui sont sorti de la matrice et qui ont choisit la pilule bleue pour suivre le lapin blanc jusqu’au fond de son trou.
J'avais lu un article americano-israélien parlant de ces français musulmans "radicaux" gravitant autour de Soral and co, c'est dans ce sens que je qualifierai l’auteur d’un french radical muslim of Nabe, et Dieu sait que ce type de "musulman radical" là est beaucoup plus intéréssant que le petit beur de la cité omnibulé par les élucubrations soraliennes…

David Leroy

Résumé N° 2 – rédigé par un musulman

J’ai enfin terminé. Après quelques semaines de lecture quotidienne, par fréquence de 20/30 pages chaque soir, je viens enfin d’arriver au bout. Il n’est certes pas très aisé de lire un ouvrage de 550 pages sur un écran d’ordinateur [e-book officieux oblige avant la sortie officielle sur papier] mais le défi en valait largement la peine. Et quelle peine agréable !

Nous attendions depuis des années voire des décennies, un ouvrage de cette teneur, de cette finesse, de cette intelligence et de cette intensité si symbolique dans la représentation mondaine et contemporaine de l’orthodoxie sunnite .

Un ouvrage si ingénieux dans l’argumentation de cette conscience islamique contestataire face à la dictature moderne mondialisée. Nous en avions tellement besoin et par Allah je exagère pas dans ce propos.

Nous avions besoin de sortir dans un langage audible à tous, du musulman intègre au plus forcené des opposants laïcard, notre contestation de cette uniformisation mondiale pseudo démocratique et notre vision islamique limpide comme rempart à ce sinistre projet.

Nous avions besoin d’une représentation intellectuelle et explicite de notre vision entière et sans concession aucune d’une conviction profonde, assumée, identitaire et fière.

Nous avions besoin de cette élite islamique naissante franco-française indépendante des gesticulations néo-coloniales des supposés « représentants musulmans » à la solde de la république, des pseudos réformateurs « musulmans démocrates » et des prétendus élites du groupe sauvé apolitique soumis aux désirs des despotes.

Il était donc temps que cette voix juste et autonome se libère de son carcan fermé presque de sa clandestinité habituelle pour affirmer, au tout public et de manière claire, notre opposition à cette modernité imposée et notre volonté de préserver notre identité musulmane et ce d’une manière argumentée et abordable.

En somme une réflexion intellectuelle soumise à aucune prétention politique actuelle ni intérêt profane comme ce fut toujours le cas des élites culturelles de notre ère.

« Les « intellectuels » dans les sociétés occidentales jouent un rôle prépondérant comme le prouve le poids de plus en plus prégnant des think thanks dans les sociétés anglo-saxonnes qui façonnent les politiques à suivre par les gouvernants.»[1] Nous rappelait justement notre frère éditeur Abû Sulaymân.

Le poids de l’histoire et des époques nous confirment cette réalité frappante du rôle des élites intellectuelles dans l’établissement des idéologies et de leurs propagations jusqu’au sommet des gouvernances étatiques impérialistes:

« La plus grande partie de ces élites culturelles était, d’une façon ou d’une autre[…]dépendante des couches politiques et économiques dominantes, et imbriquée à elles.[…]La dépendance n’était pas unilatérale : la puissance politique, entrelacée à la mosaïque de la production économique de façon différente dans les sociétés traditionnelles et dans les sociétés modernes, avait besoin des élites culturelles pour asseoir sa domination.» [2]

Ne voyons nous donc pas tous ces faussaires intellectuels imposer leurs vues politiques et culturelles à la masse populaire avec l’aval de l’oligarchie dominante, ne voyons nous pas ces élites et cercles politico-religieux défendre leurs identités et leurs héritages aussi funestes soient-elles partout où cela est possible (ouvrages, télévisions, radios, journaux, sites, conférences…).

Et même si, nous le savons que trop bien, l’artillerie médiatique étoufferait pernicieusement un cercle et une élite audible et intellectuellement compréhensible à tous, issue de notre giron idéologique et d’une double culture arabo-européenne, cette élite permettrait tout au moins de mutualiser les nôtres et de se faire correctement entendre par n’importe quel individu que ce soit du musulman soucieux de son identité que du républicain farouchement hostile.

Ce livre s’annonçait ainsi comme le début, à mon sens, de cette posture lucide, subversive et perceptible de nos convictions théologiques et de notre vision mondaine de la société franco-française. Mais ce livre a t-il donc tenu toutes ses promesses ?

Mieux que ça ! L’auteur dissèque, dans un véritable fil conducteur, les similitudes et les corrélations évidentes que présentent les idéologies anciennes et actuelles (socialisme, communisme, laïcité, démocratie, jacobinisme, scientisme, humanisme…) avec son géniteur paternel qui est le christianisme falsifié presque originel du faussaire Paul de Tarse :

« C’est réellement Paul de Tarse qui est le premier à insuffler à ses fidèles la soumission absolue aux autorités temporelles, alors que les apôtres, tous ensemble, ont pourtant proclamé : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». » [3] nous explique donc l’auteur.

C’est donc en partant de cette base initiale de l’avènement du christianisme altéré jusqu’au système laïco-démocratique actuel que notre frère élabore une véritable thèse innovante dans son synchronisme et si évidente dans son argumentation aussi bien historique, mondaine que théologique.

La connexité ne s’arrête pas ici. Les promesses vont bien au delà d’une simple ligne directrice sur les bases séparatistes du temporel et du spirituel inspirées par le christianisme primaire liquéfié par la suite dans toutes sortes de sécularismes et de pensées politiques propres à l’Occident, oh que non !

Les disciples inconscients ou non, de ce socle moderniste dogmatique (presque religieux), issue de notre propre communauté ne sont pas en reste !

En passant par les escapades colonialistes, les dépendances des État arabo-musulmans à l’ancien maitre Européen, l’immigration programmée maghrebo-africaine, les injections laïco-séculières dans différents mouvements islamiques du plus hétérodoxe (soufisme) au plus prétendu conservateur (néo-salafisme), c’est là que l’auteur porte les promesses attendues par cet ouvrage bien au delà de nos attentes.

Le frère emploie une argumentation limpide et variée en faisant sien les dires historiques des célèbres philosophes des siècles passés afin de démontrer l’utopie de la doctrine démocratique.

En corroborant les paroles de différents partisans idéologiques et religieux afin d’appuyer justement la faiblesse de leurs adhésions théoriques puis enfin le frère souligne les errances contradictoires des laquais issue de notre propre « ummah » pour amener à une thèse complète, imparable et audible aussi bien pour le musulman initié que pour le mécréant novice :

« L’infime minorité qui ose lever la tête, fière d’une identité profonde et sans complexe, réagit en ordre dispersé, manque de cohérence dans des réactions parfois inopportunes, mobilise trop souvent des arguments aussi maladroits qu’obsolètes et surtout de niveau bien moindre que ses opposants.

Or pour avoir un impact significatif, pour tenir en respect les assaillants, pour dégager le siège de la citadelle Islam dans laquelle les musulmans de France sont acculés, la contre-attaque intellectuelle doit être absolue et totale, d’une intensité égale et d’une implacabilité équivalente.» [4] prévient l’auteur dans son introduction.

C’est donc dans cette offensive intellectuelle et pleine que le frère établit sa ligne directrice et sa démonstration tant imprégnée de réalisme que l’on s’en trouve ébahi, une fois la lecture terminée, de n’avoir jamais pressenti la brutale exactitude des faits rapportés.

Loin de s’arrêter aux affinités doctrinales des théories modernistes et des différents courants prétendument musulmans inspirés par celles-ci, un travail déjà titanesque, notre frère Aïssam nous rappelle avec force la pertinence et le rempart dogmatique que représente la religion islamique face au système moderne occidentale en détaillant avec simplicité les différentes fonctions juridiques musulmanes et la cohérence de la pleine fusion entre temporelle et spirituelle inspirée par l’ordre coranique divin.

En outre il apporte au malaise de la masse musulmane française victime de la dictature hystérique laïque, des outils théoriques pour la défense de leurs patrimoines religieux et des ébauches de solutions pour un aboutissement identitaire et autonome.

Je reste toutefois dubitatif face à quelques manquements théoriques qu’impose indéniablement ce fil conducteur de la pensée laïco-démocratique post chrétienne. En effet l’infiltration juive en la personne de Paul de Tarse dans l’altération du christianisme originel ainsi que de celle du juif ‘Abdullah ibn Sabah dans la déviance hérétique chiite dans la religion musulmane ne sont que très peu voire aucunement étayé.

Cette parenthèse est pourtant un élément troublant de la nature compulsive judaïque et de l’empreinte coutumière de leurs falsifications pernicieuses du dogme monothéiste :

« Le fondateur de la secte Chiite Rafidith est un Juif Abdallah ibn Saba. Il s’est converti à l’Islam en apparence mais il cachait ses convictions juives au fond de lui, dans le but de pervertir l’Islam de la même façon que Paul le chrétien d’origine juive a perverti la religion chrétienne.» [5]

Il est donc assez dommageable que l’auteur n’ait pas pris ce flagrant paramètre en compte bien que nous comprenions que, dans la ligne directrice de la thèse élaborée dans l’ouvrage, cette parenthèse aurait pu dévier la démonstration illustrative vers un long développement théorique pas forcément nécessaire pour le lecteur.

Le thème de l’ouvrage met également en lumière la nature complètement utopique des résistances anti-impérialistes actuelles, j’entends par là le retour au monarchisme catholique traditionnel, le retour à la doctrine nationaliste, le souhait d’une réconciliation patriotique citoyenne franco-maghrebine, alors que toute ces solutions rejoignent sans l’ombre d’un doute l’idéologie républicaine et démocratique voulue par la classe dominante !

Comment rétablir une royauté catholique en sachant que c’est justement en partant de cette altération chrétienne qu’est née le sécularisme laïc ?

Comment rétablir l’idée nationale alors que celle-ci n’est qu’une autre forme républicaine divinisant la patrie sur le divin ?

Comment aspirer à une réconciliation patriotique entre maghrébins musulmans et français laïcisés en connaissant tout bonnement l’immensité culturelle et civilisationnelle qui sépare ces deux entités ?

Notre livre répond avec justesse à toutes ces naïvetés sans précédents. Car disons le sans tergiverser, c’est bien un projet civilisationnelle que porte l’Islam et ce dans toutes les sources de ses ramifications et c’est en cela que l’orthodoxie musulmane est synonyme de danger primordiale pour l’hégémonie mondialiste actuelle.

Le musulman se doit donc de lever la tête, de (ré)hausser les valeurs traditionnelles de ses convictions, de fédérer les siens autour de ses principes, d’étudier les réalités contemporaines qui se jouent dans notre environnement présent et de se défaire à jamais des atteintes psychologiques modernistes rabâchées par l’Occident depuis notre plus jeune âge.

C’est avec cette insistance limpide et cette résistance volontaire que le frère Aïssam caractérise le dénouement primordiale que chaque musulman soucieux de son patrimoine et de son identité se doit de préserver avec force, nous finissons donc par ces mots explicites de notre auteur :

« Le clergé de l’intolérante religion démocratie-laïcité et son inquisition appelleront « communautarisme » cette volonté de se prendre en charge et d’être autonome. Cependant, nous leur affirmons que notre seule volonté est de protéger notre identité, vivre décemment et résister à l’oppression politique et sociale que nous subissons….

Si cette attitude relève du communautariste, alors sans peur et sans reproche, nous sommes bel et bien communautaristes. Car même dans la configuration actuelle d’hostilité généralisée envers l’Islam, que ce soit au niveau mondial ou au plan franco-français, nous sommes toujours condamnés à vivre mais non à vivre en condamnés.

Dès lors autant briser nous-mêmes les chaînes de la servitude psychologique, morale et sociale, avant de prendre activement en main nos vies, en attendant des jours meilleurs, tout en contribuant à rebâtir leurs fondations et en sachant que : « L’islam est apparu comme quelque chose d’étrange et redeviendra comme quelque chose d’étrange, Alors annoncez la bonne nouvelle aux étrangers ».» [6]
 

Abû Ismâ'îl al-Hindî

Site officiel de l’ouvrage : http://www.ideofrancislam.fr/

Comment se Procurer le livre :

http://www.libfly.com/de-l-ideologie…e-1516694.html

http://www.mollat.com/livres/aissam-…953390971.html

http://www.decitre.fr/livres/De-l-id…/9782953390971

ou directement sur le site de l'auteur  : http://www.ideofrancislam.fr/infossurlalivre/index.html

Catégorie :: Culte musulman en France

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Commentaires (7)

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  1. Frédéric Capron dit :

    Si j’en crois le premier résumé, Aïssam Aït-Yahya affirme que la démocratie, voire la déification de l’État découlent du christianisme paulinien. Or, la Grèce antique connaissait aussi une forme de démocratie. Or, Jésus Lui-même fut confronté à la déification de l’État et à la divinisation de l’Empereur : lorsqu’Il demande aux pharisiens de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu (ce qui signifie qu’il n’y a rien à rendre à César), n’est-ce pas après que lui fut présentée une pièce à l’effigie d’Octave sur laquelle on pouvait lire qu’il était le « fils du divin César » ? Cette déification de l’État et cette divinisation de l’Empereur précédaient donc le christianisme. Je ne vois donc pas trop en quoi ces phénomènes en seraient forcément une conséquence. Mais peut-être l’auteur répond-t’il par avance à mon objection…

  2. BOUFRIOUA dit :

    « Le fondateur de la secte Chiite Rafidith est un Juif Abdallah ibn Saba. Il s’est converti à l’Islam en apparence mais il cachait ses convictions juives au fond de lui, dans le but de pervertir l’Islam de la même façon que Paul le chrétien d’origine juive a perverti la religion chrétienne.» [5]
    Un excellent livre pour approfondir ce thème : « La mission des juifs  » de Saint Yves D’Alveydre .
    http://livre.fnac.com/a2212790/Alexandre-Saint-Yves-d-Alveydre-Mission-des-juifs

  3. Jallaloudine dit :

    Ce qui est étonnant c’est que ce book se trouve dans plus grandes universités americaines….ce que je veux dire c’est qu’il le mérite car il est de grande qualité, mais en France silence radio….

  4. Hubert dit :

    Quand je lis les mots « tyrannie de la majorité » j’ai déjà compris la valeur intellectuelle de l’écrit. Un tyran est par définition minoritaire!
    Et puis confondre Dieu et fils de Dieu, c’est montrer qu’on a rien compris de la religion chrétienne.
    Enfin comparer la démocratie à une religion est d’une sinistre imbécilité puisque pour être considéré comme religion, il faut un Dieu immatériel personnifié. L’islam se distingue des autres religions en ce qu’il prétend gérer la vie quotidienne, dès lors il est plus facile de taxer la démocratie de religion que d’extirper les travers politiques de l’Islam.

  5. Hilke dit :

    Intéressant,
    Parfaite vision Nietzschéenne de la suprématie de certains hommes sur les autres…
    Pour ma part et pour reprendre les mots de l’auteur, je préfère une tyrannie de la majorité sur une minorité qu’une tyrannie d’une minorité sur la majorité!

    Pardon pour l’erreur de philosophe (remarquez que je n’ai pas dit religieux…)

  6. Frédéric Capron dit :

    @ Hubert :

    « puisque pour être considéré comme religion, il faut un Dieu immatériel personnifié »

    C’est vous qui le dites et vous n’avez pas tort dans le fond. Il n’en reste pas moins que dans l’empire romain, l’empereur avait fini par être divinisé.Les faits sont têtus. Il n’en reste pas moins que dans les sociétés décadentes, l’État finit par être divinisé (cf. Sarko qui parle de blasphème si on touche à cette institution humaine qu’est la constitution…)

  7. Amin 1974 dit :

    A Frederic, Hubert & Hike

    Vos commentaires prouvent une seule chose : Vous n’avez pas lu le livre et vous avez lu le commentaire de DAVID LEROY en diagonale…

    Les reponses a vos questions et affabulations sont dans le livre, encore faudrait-il que vous ayez l’honnêteté intellectuelle de le lire.

    Continuez a regarder la television, et sachez que le premier mot du CORAN qui est descendu sur cette terre c’est : « LIS » . Quand vous aurez passer ce cap, vous evoluerez peut etre !!! INCHALLAH

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