Ramadan 2010, jaddi Chrif raconte sourate Al-Kahf

Par Chemlal Soulaimane, auteur-éditeur de la collection << Jaddi Chrif raconte >>.

Il est le fondateur de la maison d’édition << Avant l’Heure >>et le principal auteur. Psychologue, docteur en psychologie cognitive, il a mené ses recherches sur le raisonnement chez l’adulte, et sur la pensée et le langage chez les enfants.

Il est également traducteur bilingue arabe littéraire / français. Il a acquis ses connaissances islamiques au sein de la famille puis auprès de professeurs d’islam, diplômés d’instituts islamiques, et d’imams de France et de Belgique.

Sourate Al-Kahf : les compagnons de la Caverne (1/2)

Les gens de la Caverne : des gens ordinaires aux soucis ordinaires pour une leçon extraordinaire

On l’a montré dans le premier texte de cette série (cliquez ici si vous voulez le lire), la sourate 18, Al-Kahf, La Caverne, est tout entière dédiée à la lutte naturelle et ancestrale entre le tout-matérialisme et le spirituel. Et, bien sûr, chacune des 4 histoires qu’elle contient est consacrée à cet affrontement. Pour rappel, c’est un affrontement qui se situe d’abord au niveau de la croyance, de la manière de percevoir et de concevoir les choses et les événements : un combat nécessaire entre ce que les choses semblent être et ce qu’elles sont vraiment.

Cet affrontement caractérise autant le combat intérieur de chaque individu et de chaque croyant que les divergences profondes entre les croyants et les mécréants. Il sera poussé à son paroxysme, à son degré le plus dramatique, dans le combat que se livreront les hommes et le Dajjâl, avant la fin du monde. C’est exactement pourquoi cet affrontement explique, selon cheykh An-Nadawiyy, dans un livre magnifique consacré à cette sourate, le lien que les hadith prophétiques font entre la sourate Al-Kahf et le Dajjâl. Car l’essentiel de l’épreuve du masîh Dajjâl sera de pouvoir distinguer la réalité au milieu de ses fausses apparences et de rester attaché à la vérité malgré la force de ses ambiguïtés. Tout poussera l’homme à le croire alors qu’en réalité il sera le pire menteur que la Terre aura connu. Aussi si le Prophète, ‘alayh-is-salâm, nous a ordonné de lire la sourate Al-Kahf pour se protéger du Dajjâl, notamment le vendredi, c’est justement parce que méditer cette sourate et ses 4 histoires doit permettre de préparer le serviteur à tenir à la vérité et à la réalité malgré la force imposante des apparences, en tout lieu et à tout moment. Chacun de ses 4 récits pousse le serviteur à prendre conscience de la confrontation, qui touche tout le monde tout le temps, dans ses rapports avec la vérité et dans ses rapports avec les autres, la société et l’autorité, et d’en sortir vainqueur avec l’aide d’Allâh. Nous commencerons par le premier récit : Ashâb-ul-Kahf, les compagnons de la Caverne.

Une histoire de héros « chrétiens » contre un État idolâtre tyrannique

Les compagnons de la Caverne étaient des musulmans. Mais des musulmans d’avant la venue de Muhammad, ‘alayh-is-salâm. Des musulmans qui suivaient l’islam de ‘Îsâ, ‘alayh-is-salâm. L’islam de Jésus. Ils suivaient le livre qu’Allâh avait révélé à ‘Îsâ, Al-Injîl (perdu aujourd’hui) selon les explications de ce prophète. Des « chrétiens » de la première heure, qui vivaient dans un milieu social et politique hostile qui les poussaient par la violence et leurs lois à abandonner la religion d’Allâh et à adorer les idoles.

Voilà donc pourquoi cette histoire a été très souvent relatée et étudiée par les historiens et les théologiens chrétiens, en particulier Edward Gibbon, le plus connu, au 18e siècle, mais fort peu par les juifs. On appelle cette histoire les « Sept Dormants » ou les « Jeunes d’Éphèse » et on les présente comme des héros chrétiens, symbolisant une foi chrétienne vaillante et soutenue par Dieu. C’est l’histoire du sauvetage miraculeux de ces jeunes « chrétiens » obligés de fuir la violence de l’empire romain polythéiste à l’encontre des monothéistes et que Dieu a fait dormir dans une grotte pour les réveiller quelques siècles plus tard, à une époque où l’empire romain était devenu chrétien.

Les détails que donnent les chrétiens de ces événements ne nous sont pourtant pas vraiment utiles. Ni sur le plan historique, ni, encore moins, sur le plan religieux. Sur le plan historique, les informations ne sont pas fiables, ce ne sont que des hypothèses, fondées en grande partie sur ce qui est parvenu de l’histoire de l’empire romain. Et quelle que soit la version donnée, les dates d’entrée et de sortie de la grotte ne sont pas sûres. On ne sait pas exactement quel empereur romain idolâtre gouvernait à l’époque de l’entrée, car nombreux sont les empereurs qui ont torturé les musulmans de Jésus. Les sources chrétiennes ont opté pour l’empereur qui s’était montré le plus dur avec eux, mais sans réelles certitudes. D’ailleurs il est tout aussi probable que les gens de la Caverne ne vivaient pas dans la ville de l’empereur lui-même et que la menace ne soit venu que d’un gouverneur, ou même d’un simple chef de village zélé. De même, on ne connaît pas avec certitude l’identité de l’empereur croyant qui gouvernait à leur sortie de la caverne. Globalement selon les versions, on situe leur sortie au 5e siècle, entre les années 425 et 446. En conséquence, on ne sait pas combien de temps les jeunes gens sont restés endormis et les différentes versions chrétiennes affirment que cela n’a pas duré plus de 200 ans. C’est ce qui a poussé Gibbon à déclarer que le Coran s’était trompé. Et, malheureusement, certains musulmans, non habilités, y sont allés de leur propre interprétation de ces versets dans une tentative de concilier les « hypothèses chrétiennes hasardeuses » et ce que dit Allâh à propos de la durée du séjour des compagnons dans leur caverne. Par la grâce d’Allâh, les spécialistes du tafsîr comme Al-Âlûsiyy et Ar-Râziyy et des grands savants comme Ibn Taymiyyah ont définitivement fermé la porte à ce genre de raisonnements en disant qu’ils s’opposaient au consensus des compagnons, à la logique saine et même à la langue arabe. Bref, cette histoire, telle qu’elle est rapportée par les chrétiens ne nous apporte rien pour comprendre les versets coraniques. C’est même plutôt la Révélation qui nous permet de savoir que les détails relatés dans les versions chrétiennes sont définitivement faux.

Pour comprendre ce récit, on doit rester à l’abri des sources islamiques authentiques et réfléchir sainement à partir d’elles. En commençant par se demander pourquoi ces versets et cette histoire nous ont été révélés. Ce qu’on appelle la cause de révélation : sabab an-nuzûl.

Cause et circonstance de la révélation de ce récit

Ce qu’on appelle les asbâb an-nuzûl est une science coranique qui regroupe des causes et des circonstances de la révélation des versets. Il ne faut pas confondre cause et circonstance. C’est important.

Les spécialistes du tafsîr mentionnent tous, en se fondant sur ce qui nous est parvenu du travail de l’un des premiers spécialistes de la biographie prophétique, Ibnu Is-hâq, que cette histoire admirable et miraculeuse aurait été révélée parce que les Mecquois avait défié le Prophète, ‘alayh-is-salâm. En bref, on raconte que les Mecquois avaient envoyé à Médine une délégation chargée de demander aux juifs quelles questions ils pourraient bien poser au Prophète, ‘alayh-is-salâm, pour le tester et voir si c’était bien Allâh qui l’informait. Les juifs leur ont suggéré plusieurs questions, parmi lesquelles une question sur l’histoire des compagnons de la Caverne.

L’authenticité de cet épisode pose question. Cheykh An-Nadawiyy, lui, ne se prononce pas et ce n’est d’ailleurs pas l’objet de son propos. Nous-mêmes n’avons pas trouvé de jugement clair sur son authenticité, mais en consultant plusieurs ouvrages qui recensent uniquement les causes authentiques de la révélation des versets, nous nous sommes aperçus que ce récit n’apparaissait pas.

Quoi qu’il en soit, cette histoire de défi inspiré aux Mecquois par les juifs de Médine, même si elle était authentique, ne constitue pas la réelle cause de la révélation coranique sur les gens de la Caverne. Ce serait juste une circonstance de sa révélation, l’épisode qui a provoqué la descente de la parole d’Allâh. La circonstance de la révélation n’est en général pas vraiment exploitable pour nous.

Non, la vraie cause de la révélation c’est l’objectif d’Allâh, ce qu’Il attend de nous, ce qu’Il nous demande, ce qu’Il nous apprend à nous ainsi qu’à tous les hommes. C’est le message proprement dit. C’est ce qui va véritablement faire changer notre comportement et notre manière de voir les choses. C’est tout ce que le Coran apporte comme enseignements, comme moyens de réforme pour la société et les individus, et qui seront valables pour tous les individus et toutes les sociétés, à toutes les époques. Depuis les compagnons jusqu’à nous et jusqu’à la fin des temps. D’ailleurs les récits anciens mentionnés dans le Coran ont une même cause générale, expliquée dans le verset 120 de la sourate 11, Hûd : Et tout ce que Nous te racontons comme histoires des messagers, c’est pour raffermir ton cœur et augmenter ta certitude. C’est la vérité qui te parvient par ces histoires, ainsi qu’un encouragement au bien et un rappel pour les croyants.

La question qu’on doit alors se poser c’est en quoi cette histoire des compagnons de la Caverne a encouragé, aidé et raffermi le Prophète, ‘alayh-is-salâm, et ses compagnons. Comprendre cela nous permettra dans un second temps de comprendre en quoi cette histoire nous concerne, nous. Car c’est cela, la véritable cause de la révélation de cette histoire.

Les compagnons de la Caverne et les compagnons du Prophète, ‘alayh-is-salâm

Dans quelle situation se trouvaient les compagnons à La Mecque quand Allâh leur a révélé cette histoire ? Il faut prendre en compte que, au cours de cette même période, où les sévices des Mecquois à l’encontre des musulmans atteignaient le maximum de l’horreur, Allâh a révélé d’autres récits du même type. Des récits qui mettent face à face des individus seuls face à des groupes plus nombreux et plus forts, des prophètes face à des peuples entiers. Comme l’histoire du prophète Yûsuf et de ses frères, ‘alayhim-us-salâm, et l’histoire de Mûsâ, ‘alayh-is-salâm, et du pharaon. Et puis cette histoire des compagnons de la Caverne face au gouvernement injuste et tyrannique. Toutes ces histoires concernent bien sûr des époques différentes, des individus différents et des situations différentes dans les détails. Mais le problème général qu’elles mettent en scène, la crise et sa solution sont les mêmes. Ce sont des situations dans lesquelles les croyants, faibles, opprimés, en minorité n’ont aucun espoir matériel de s’en sortir. Le déséquilibre des forces semble très en faveur de leurs ennemis et ce qu’ils maîtrisent sur le plan matériel ne leur est d’aucun secours. S’ils s’en sortent, il sera impossible d’attribuer cela au matériel.

Sur ces aspects, rien ne ressemble davantage à la situation des premiers croyants que ces compagnons de la Caverne. Ces jeunes gens qui ont fui leur société pour se réfugier dans une grande caverne afin de préserver leur religion, de continuer à la pratiquer et ne pas risquer de l’annuler ni dans leur croyance, ni même simplement par leurs actes. Ils sont restés endormis dans cet endroit isolé jusqu’à ce qu’Allâh décide, par sagesse, par science et bonté de les réveiller dans un environnement devenu islamiquement saint, croyant, pratiquant, et qui encourageait désormais à la piété. Un état qui avait pourtant connu l’idolâtrie durant de nombreux siècles. Leur situation devait radicalement changer. De parias recherchés pour être mis à mort, ils étaient devenus aimés et respectés, grandis aux yeux de tous. Des vrais héros.

Les premiers musulmans, ceux qui ont accepté l’islam dès le début à La Mecque bénie, n’ont-ils pas vécu la même chose ? Ils ont tout fait pour s’accrocher à leur religion, à une époque où être musulman était comme de tenir une braise brûlante entre les doigts, dans la tourmente. Personne ne savait s’ils seraient encore vivants le lendemain. La menace venait de partout, même des proches, mêmes de leurs mères. Ils sont restés dans cet état dramatique, jusqu’à ce qu’Allâh leur donne la solution. Et nul autre que Lui n’aurait pu la leur donner. Il leur a ordonné de quitter La Mecque, d’émigrer, de devenir les Muhâjirûn, les Émigrants, et de se réfugier dans une caverne bénie : Yathrib, qui deviendrait plus tard Médine, la ville du Prophète, ‘alayh-is-salâm.

Les compagnons de la Caverne, une fois sortis de leur sommeil, qui avait été pris en charge par Allâh, ont trouvé des hommes bien différents de ceux qu’ils avaient laissés. Des gens nouveaux, une ville nouvelle, une religion différente. Quand le représentant des compagnons est sorti, il a trouvé que la religion qui était appliquée était celle qu’ils suivaient et pour laquelle ils s’étaient retirés. Leur dogme était devenu le dogme officiel, honoré, suivi. De même, quand les Muhâjirûn sont sortis de Médine pour gagner La Mecque qu’ils avaient quittée bien plus tôt, ils ont été accueillis d’une manière qu’on n’aurait pu imaginer même quelques années auparavant. Le drapeau de l’islam était hissé haut. Les clés de la Ka’bah se sont trouvées dans les mains des musulmans. Les gens entraient dans l’islam en masse, groupe après groupe, tribu après tribu. Et l’islam était devenu la source de tout honneur et de toute noblesse. Plus rien ne comptait plus que lui. L’idolâtrie était par contre devenu le lieu de l’humiliation et l’avilissement. Les gueux d’hier étaient devenus les hommes importants de la société. L’ancien esclave noir appelait officiellement à la prière. Les croyants étaient devenus les enseignants des hommes dans tous les domaines, les hommes les plus respectés dans cette communauté.

Les compagnons de la Caverne et nous

L’histoire se répète sans cesse et l’homme en fin de compte ne change pas. Allâh nous a révélé que cette religion serait éternelle et que sa communauté s’étendrait et durerait dans le temps. Alors, forcément, elle connaît au cours de son histoire tous les états que l’être humain rencontre. La force et la faiblesse, la multitude et le très petit nombre. Des amis et des adversaires. Les difficultés et les exactions les plus fréquentes que rencontrent les croyants sont le fait de gouverneurs et de décideurs mécréants. Mais ces difficultés peuvent venir aussi de la part de gouverneurs de pays musulmans, des gouverneurs qui bien que prononçant la parole de tawhîd avec la langue, construisant des mosquées, pratiquant les rites de l’islam, rejettent la foi et la loi islamiques dans certains domaines, car elles leur semblent plus dangereuses, moins efficaces, plus nuisibles que d’autres modes de pensée et d’action. Le cheykh An-Nadawiyy conclut à ce sujet avec cette phrase : « Et voilà comment l’histoire des compagnons de la Caverne renaît en terre d’islam ! » Pour preuve, les savants ou les croyants qui se sont retrouvés en prison, torturés, exécutés tout au long de l’histoire des pays musulmans.

Quoi qu’il en soit, l’homme dans cette situation vit exactement ce qu’ont vécu avant lui les compagnons de la Caverne et les compagnons du Prophète, ‘alayh-is-salâm. Que ce soit un gouvernement mécréant ou un gouvernement dans un pays de l’islam, on retrouve la confrontation entre les croyants d’un côté, faibles, sans pouvoir, en minorité et de l’autre côté des mécréants ou des hypocrites, comme les appelle le cheykh, forts, obéis et dotés du pouvoir de décision dans leur royaume. Les croyants ne peuvent avoir et la religion et la vie facile. Il leur faut choisir. Choisir entre la tranquillité et leur foi, entre la liberté et leur dogme, entre la vie et leur pratique religieuse. Vivre tranquille ou vivre sa religion. On ne peut avoir les deux dans ce genre de société. S’il choisit la religion, le voile, le niqab, les prêts sans intérêts, la prière à l’heure, la barbe, la diffusion et la présentation de l’islam…, il aura une vie difficile, s’il abandonne tout cela, on lui facilitera les choses. L’histoire des gens de la Caverne va permettre au croyant de se rassurer, de savoir que d’autres avant lui ont subi comme lui ou bien davantage que lui, que d’autres se sont retrouvés dans des situations plus dramatiques et plus désespérées que lui, mais ils n’ont jamais abandonné leur religion, pas la moindre ligne, et s’en sont sortis, grâce à Allâh, souvent d’une manière véritablement inattendu, pour ne pas dire spectaculaire.

Bien sûr, l’isolement et le retrait de la société, comme ceux qu’ont vécus les compagnons de la Caverne, est évoqué dans certains hadith authentiques comme étant effectivement la solution. Mais, comme l’expliquent les savants, c’est une solution réservée aux situations dramatiques, quand le rappel n’a aucune chance d’être entendu, quand ceux qui désobéissent risquent le châtiment d’Allâh d’un moment à l’autre, quand il n’y a plus rien à attendre du gouvernement et de la société et que les musulmans se comptent sur les doigts de la main. Parce que la solution première, pour notre communauté est de faire comme ont fait les compagnons du Prophète ‘alayh-is-salâm. Et les compagnons ne se sont pas isolés. Car Allâh a voulu davantage pour ces premiers musulmans qu’Il ne l’avait voulu pour les compagnons de la Caverne. Il nous l’apprend à plusieurs reprises, Il a voulu que cette religion, ce mode de vie, cet esprit et cette façon de voir les choses dominent et remplacent toute autre conception de vie, toute autre religion. Et faire de chaque compagnon un envoyé, qui présente Sa religion au monde entier, et tente de convaincre, avec des arguments tranchants, qu’elle est la seule religion, le seul lien possible avec Allâh. Pour que la parole d’Allâh soit au-dessus de n’importe quelle autre parole et qu’il n’y ait comme religion sur Terre que celle d’adorer d’Allâh. Quand Allâh dans le Coran nous dit que les musulmans sont la meilleure communauté, Il nous explique pourquoi : parce qu’en plus de croire en Lui cette communauté présente l’islam, ordonne le bien, dénonce le mal et fait tout ce qu’il faut pour l’arrêter. Et quand le Prophète, ’alayh-is-salâm, décrit cette mission des compagnons, et des musulmans en général, il utilise le mot « bu’ithtum » qui signifie « vous avez été envoyés ». C’est dans ce célèbre hadith authentique de chez Al-Bukhâriyy qui mentionne que le Prophète, ‘alayh-is-salâm, n’a pas laissé les compagnons s’en prendre à ce bédouin ignorant et mal élevé qui avait uriné dans la mosquée. Il leur a demandé de nettoyer la souillure et leur a dit : « Vous avez été envoyés pour rendre les choses faciles aux gens, vous n’avez pas été envoyés pour leur rendre les choses pénibles. »

Les compagnons avaient une mission comparable à celle d’un prophète, sauf qu’ils ne recevaient pas de révélation. Mais ils suivaient la Révélation et la transmettaient, la diffusaient. Ils étaient actifs dans les changements de la société. Nous avons la même mission qu’eux. Nous sommes les ambassadeurs de notre Prophète auprès de l’humanité. Ce n’est pas comme les compagnons de la Caverne, qui se sont retirés complètement, n’influençant plus la société, qu’Allâh a fait changer sans leur concours. Les compagnons, ainsi que nous, avons reçu l’ordre de diffuser l’islam, de faire la da’wâ, de prendre en charge l’avenir de l’humanité. Une tache bien plus noble.

Retournons maintenant dans le détail de ce qu’Allâh nous raconte au sujet des gens de la Caverne…

(à suivre…)


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