Azzedine Gaci (UOIF) conseille le ministre algérien des cultes Ghoulamallah

Dans une interview récente accordée au quotidien algérien Al Watan , Azzedine Gaci (UOIF) , président du Conseil Régional du Culte Musulman du Rhône Alpes (CRCM), structure non-représentative aux relents coloniaux dans ses fondements, répond à une question sur la formation des imams en France en finissant par demander à l’Algérie d’exiger la maîtrise de la langue française à ses imams comme condition à leur détachement en France :

Al Watan : Enfin, dernier dossier de l’heure, la formation des imams. Le gouvernement français semble avancer sur cette question en liaison avec l’institut catholique et des universités. Pourquoi est-il urgent de former les imans en France ?

Azzedinne Gaci : La formation des imams est sans aucun doute le dossier le plus important, le plus compliqué et le plus sensible dans l’organisation du culte musulman en France, qui compte aujourd’hui la plus grande communauté musulmane d’ Europe. Le nombre d’imams ayant suivi une formation d’imamat est très faible, à peine 350 imams sur les 1800 que compte la France. Le nombre d’imams autoproclamés est de fait extrêmement important. C’est ce qui pousse, d’ailleurs ,les jeunes à se tourner vers les « télé-muftis » de certaines chaînes satellitaires ou des sites internet qui regorgent de « cyber-fatwas » (fatwas en ligne) contradictoires (et donc source de confusion) émises par des imams vivant de l’autre côté de la planète et donc incapables de connaître les réalités économiques, sociales et politiques dans lesquelles vivent les musulmans de France. Il y a, aujourd’hui, en France, un réel besoin d’imams capables d’entreprendre un double travail : une interprétation profonde et précise des textes, ainsi qu’une analyse adéquate de la situation sociale, politique et économique à laquelle ils sont confrontés, bref une compétence des textes et du contexte. Nous avons appris récemment l’arrivée en France de 52 imams. Je dois avouer que l’Algérie, à travers le ministre M. Ghlamallah, a fait des efforts conséquents quant au choix de ces imams qui ont pratiquement tous suivi une formation universitaire qui leur confère des compétences intellectuelles et théologiques indiscutables. Malheureusement, très peu parmi eux parlent le français et auront donc peu d’influence sur les jeunes musulmans de France. A l’avenir, je pense que l’Algérie devrait EXIGER de ces imams la maîtrise de la langue française pour espérer pouvoir partir en France.

Comment un mal élu, comme tous les mal élus du Conseil français du Culte Musulman (5000 votants / 6 000 000 de musulmans vivant en France), peut-il s’avancer avec autant de légèreté sur un sujet aussi sensible que celui des relations bilatérales entre la France et l’Algérie concernant le détachement d’imams pour combler le manque de la France en la matière ?

Ces 52 imams ne sont même pas encore en France que M. Gaci sait déjà que très peu d’entre eux PARLENT le français ?  A-t-il eu accès à leurs dossiers pour savoir la qualité de leurs compétences théologiques, pédagogiques ?

Les arguments apportés concernant le manque de connaissance du terrain sociologique français de certains imams et savants d’ailleurs sont généralistes et même insultants pour ces derniers. A l’heure de la mondialisation, de la multiplication des échanges d’informations, du pouvoir accru à l’accès à l’information, il n’est pas pertinent de dire qu’un savant d’Arabie Saoudite, par exemple, ne peut rien connaitre ou mal connaitre les terrains sociologiques, historiques, économiques européens. Cherchez la connaissance, même si vous deviez aller en Chine dit en substance un « hadith » (tradition prophétique). Le savoir ne connait pas les frontières et ne s’arrête pas à une barrière linguistique qui est de nature franchissable.

Exiger des imams algériens la maîtrise du français, alors que M. Gaci lui-même ne le maîtrise pas, est une démarche quelque peu cavalière.

Nous savons par ailleurs que le franco-algérien Azzedine Gaci, comme 80 % des autres cadres algériens de son organisation, prêche pour sa paroisse : L’Union des Organisations Islamiques de France présidée par le marocain Fouad Alaoui et son centre de formation des imams de Château Chinon. Cette fédération culpabilise ses cadres d’origine algérienne grâce à  un lavage de cerveau qui consiste à leur dire : « Oubliez ou ayez honte de votre algérianité car elle est contraire à l’esprit de l’islam qui est de nature contre tous les nationalismes ». C’est une duperie idéologique, un argument fallacieux loin de toute réalité théologique.

Chers amis algériens ou franco-algériens, il n’y a aucun mal d’aimer ses origines, son pays, son peuple.

J’appelle tous les cadres algériens de l’UOIF à sortir de leur harkisme politique et idéologique, à se défaire de ce courant égyptien des frères musulmans prôné par l’UOIF.

Que cette organisation applique d’abord ses recommandations à elle-même quand elle importe des imams du Qatar ou de l’Egypte ne sachant du français que le mot « France ».

Kamel CHIBOUT, président de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris – Grand Est

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Commentaires (8)

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  1. Bernardo dit :

    Les jeunes musulmans de France ont besoin d’apprendre la langue arabe afin d’accéder plus sérieusement aux sources, afin de comprendre qu’ils n’ont guère besoin de pseudo-représentants qu’ils n’ont même pas choisis pour parler en leurs noms.

    Tant mieux si ces imams maîtrisent plutôt l’arabe que le français, ils n’auront aucun mal à apprendre les rudiments de la langue française. Vu que le niveau général ne vole pas haut, il suffit pour celà d’allumer une TV,un poste de radio ou éventuellement lire un communiqué du CFCM, pour s’en rendre compte. Ces imams ne devraient avoir aucune difficulté à atteindre ce niveau en 1 an.

    L’islam n’a pas besoin de réformateurs ou de réforme à l’instar du protestantisme, cher M. Gaci. Si l’islam de France, celui auquel vous participez si activement, a besoin de nouveaux hermeneutes, à l’image des MEDDEB & co pour distiller toutes sortes de poisons, l’islam authentique lui ne demande qu’à être appliqué en toute sincèrité.

    Malheureusement les moutons musulmans sont encore trop nombreux en France, ceux qui suivent aveuglément la secte de l’UOIF.

  2. juste un avis dit :

    cet article set inutile.
    je suis Algérien, proche de la mosquée de paris et je partage l’avis de monsieur gacci. Il a quand même le droit de doner son avis. Il a été très correct dans sa réponse en faisant l’éloge du ministre Ghlamallah.
    Au lieu de passer votre temps à tirer sur tous ceux qui travaillent, vous feriez mieux de faire bouger les chose dans vos régions.
    travaillez plus, parlez moins et surtout n’écrivez plus ce type d’articles qui ne riment à rien
    mouloud

  3. Ahmed (75) dit :

    j’aimerai bien savoir ce que vous faites tous les jours à part critiquer, insulter, blesser et remettre en cause le travail des autres.
    vous etes Algérien si je ne me trompe, écrivez des articles dans ces journaux dans lesquels vous ce que vous pensez, ce que vous faites….
    Qu’est ce qu’il y a de mal à dire que les imams devraient pouvoir parler franaçais pour être mieux compris par les qui eux ne parlent pas arabe.
    Que Dieu nous éclaire toutes et tous
    Ahmed (75)

  4. Tâlib dit :

    As’salamoualaykoum,

    Les petites guerres de cheptel continuent …

    J’ai des divergences avec Monsieur Gaci, tout comme j’en ai avec Monsieur Chibout, je répondrais pour ma part objectivement en tant que musulman vivant en France, ne se targuant pas toutes les sept secondes de mes origines, n’ayant d’origine pour ma part que l’appellation.

    Je me joins au constat sur le fait que le CRCM et Monsieur Gaci représente peu de musulman(e)s et de lieux de cultes …

    Concernant l’argumentation de Monsieur Chibout citant : « Cherche la science jusqu’en chine ». Ce Hadith a été rassemblé par le savant du Hadith Ibn Adee et Abu Nu’aym. Bien qu’il soit souvent cité et bien connu des musulmans ce dernier n’est pas authentique. Abu Atikah a été accusé de falsifier les Hadith, cette narration est donc considérée comme Daïf. En fait, les savants l’ont classé dans une catégorie spéciale de Hadith Daïf appelée Mawdoo’ (inventée). En conséquence, il est incorrect de citer cette parole comme provenant du prophète (Paix et Salut de DIEU sur lui).

    Concernant le fait que les imams importés d’Algérie devraient maitriser la langue française ainsi l’arabe littéraire d’ailleurs, je n’y vois aucun problème, combien de compagnons ont été sollicité par le prophète (Paix et Salut de DIEU sur lui) pour apprendre la langue des juifs, des perses, … afin de lire leurs écrits, et pour propager le Message de l’Islam ? Apprendre et maitriser la langue française, pour rappeler et propager l’Islam en France, devrait être implicite pour les un(e)s et les autres, sinon qu’il reste en Algérie et/ou Maroc, il y a beaucoup de travail en matière d’apprentissage, d’instruction et rappel à l’Islam.

    Je rappel qu’en France, nombreu(ses)x sont les musulman(e)s à ne pas comprendre et parler la langue arabe, que les imams faisant les prêches le font en dialecte arabe, soit marocain ou soit algérien, que les un(e)s ne saisissent pas les autres et réciproquement, et que la majorité des musulman(e)s sortent après salât djamou’a, sans avoir appris et compris ce qui a était rappeler durant khoutba. Concernant la remarque de Bernado sur le besoin d’apprendre la langue arabe pour les jeunes musulman(e)s de France, elle est en partie vraie, je préciserais pour ma part que les jeunes et moins jeunes devraient s’efforcer d’apprendre la langue arabe littéraire, que les imams devraient en faire de même, ainsi chaque musulman(e)s pourrait s’exprimer et être compris par l’autre.

    Concernant une autre remarque de « Bernardo », je cite : « Tant mieux si ces imams maîtrisent plutôt l’arabe que le français, ils n’auront aucun mal à apprendre les rudiments de la langue française. (…) » je rappelle tout de même qu’un bon nombre d’imams actuelles (du CFCM ou pas) sont en France depuis plus de 30 ans, et ils ont encore du mal à s’exprimer en français, avec cette génération de jeune musulman(e)s ne parlant pas arabe … Comment leur apprendre et les rappeler l’Islam dans ces conditions ?

    Concernant « Juste un avis », je précise que c’est votre avis qui est inutile, pas l’article. Concernant vos suppositions / accusations, que savez-vous de ce que font ou pas les musulman(e)s que vous dénigrer gratuitement ? Savez-vous quel travail (en dehors de ce site) ils(elles) font ou pas en matière de rappel et de propagation à l’Islam ? Savez-vous réellement le temps qu’ils(elles) y passent ? … Rappelez-vous cette fable de « La Cigale et de la fourmi », l’une dansait et chantait ostensiblement, et l’autre travaillait et s’activait silencieusement et discrètement. Je vous invite à chercher des enseignements islamiques similaires dont cette fable a été inspiré.

    Je finirais mon commentaire sur la conclusion « partisane » de Monsieur Chibout, outre le fait que ce genre d’argumentation est légère, je tiens à préciser qu’il serait bon d’apporter des précisions concernant la phrase, je cite : « Chers amis algériens ou franco-algériens, il n’y a aucun mal d’aimer ses origines, son pays, son peuple. »
    Il faut donc préciser, au vu des maux actuels concernant le nationalisme arabe, qu’il n’y a en fait aucun mal d’aimer ses origines tant qu’elles ne passent pas avant l’Islam, … Il n’y a aucun mal à aimer son pays, tant que cela ne passe pas avant d’aimer les terres d’Islam pour l’Islam, tant que cela ne vient pas à attendre le changement de ce pays en vivant dans un autre pays, et en ne s’activant pas dans le pays où le(la) musulman(e) vit … Et, il n’y a aucun mal à aimer son peuple tant que cela passe après la communauté musulmane et lorsque le peuple concerné est vraiment le sien, car les musulman(e)s d’origine arabe ne résident pas au milieu du peuple concerné, si ce n’est une fois tous les deux ou trois ans en vacance au bled, et habituellement nombreu(ses)x sont ceux et celles qui vivent avec les mœurs d’autres peuples (à l’américaine ou à la française), …

    En conclusion, nous avons encore du travail en France ainsi qu’en Algérie et dans le monde, en matière d’instruction, d’éducation, et de rappel islamique. Wa’ALLAHou a’lâm.

    Restant disponible pour toute correction et/ou précision de mes écrits et opinions exprimés et non-imposés, incha’ALLAH.

    Was’salamoualaykoum.

  5. Bernardo dit :

    Il faut bien lire. Gaci dit, sans même que ces 52 imams ne soient encore connus et présents sur le sol français que ces derniers ne PARLENT pas le français. Gaci ne connait pas les dossiers de ces 52 imams, comment peut t’il s’avancer et affirmer ?

    Il demande implicitement à l’Algérie une exigence (celle de MAITRISER et non de PARLER) impossible. Une exigence de MAITRISE alors qu’en France très peu d’imams MAITRISENT le français. D’ailleurs très peu de simples musulmans en France maitrisent la langue de Molière.

    Pourquoi ne demande-t-il pas à la Turquie, au Maroc, la même chose alors qu’ils exportent le plus d’imams ?

    Un imam affecté dans une mosquée en France et ne parlant que très peu le français peut quand même enseigner l’islam, si dans le cadre de l’association où il est affecté, de bonnes traductions sont réalisées.

    Il peut y avoir des interprètes, c’est facile, c’est simple et ça renforce les liens, peut être l’envie d’apprendre plus rapidement l’arabe, ou pour l’imam d’apprendre encore plus rapidement le bon exercice de la langue française. C’est comme ça que ça fonctionne.

    M. Gaci exerce une fonction de faux élu au service de Nicolas Sarkozy, donc sa parole ou son avis ne sera jamais le même que le musulman lambda, et c’est justement pour celà qu’il n’a pas à demander ou exiger quoique ce soit à l’Algérie car le Ministère de l’intérieur français a déjà signé les accords de détachement de ces imams par conséquent la France a estimé que ces imams correspondent aux besoins.

    Sinon je me demande comment un musulman puisse fermer les yeux sur la réalité du système de scrutin des CRCM et du CFCM qui est une vraie insulte faite à l’intelligence et à la « morale démocratique ». Ce système de scrutin prend les musulmans pour des ânes, et ce sont des professeurs-chercheurs-réformateurs-musulmans qui le consolide et le défende !!! Où allons nous ? N’avons-nous aucun honneur ?

    a suivre ….

  6. juste un avis dit :

    à Bernardo,
    je ne pense pas que fréquente souvent des mosquées.
    autrement tu surais qu’elles sont remplis essentiellement ne conaissant que très peu voir pas du tout l’arabe. parler français pour un imam de france est devenu une obligation. C’est pourquoi je comprends la réaction de M. gacci. Il s’agit juste de doter l’imam d’outils lui permettant de réussir sa mision. Ni plus ni moins. et cela est valable pour tous les imams, qu’ils soient Algérien, marocain, tunisiens ou turcs. C’est du bon sens.
    mouloud

  7. Tâlib dit :

    As’salamoualaykoum,

    @ Bernardo

    Concernant les connaissances de la langue française des 52 imams, soit Monsieur Gaci connait officieusement leurs dossiers via les accords franco-algériens de cette instance dite représentative, soit il se base sur l’expérience communautaire concernant les nombreux imams déjà importés d’Algérie et ne sachant toujours pas parler et maitriser un minimum la langue française. Lorsque j’entends certaines traductions approximatives des paroles d’ALLAH (Ta’âla) et des paroles du Prophète (salallâhou alayhi wasallam), il serait mieux de ne pas traduire, et de s’en tenir au traductions déjà faites et reconnues. Lorsque j’écris « maitriser la langue », c’est comme la définition linguistique le dit, c’est : « Être capable d’user à son gré d’un savoir : Elle maîtrise parfaitement cette langue étrangère (= elle la parle couramment). » … Maîtriser la langue française, n’implique pas d’être agrégé en langue ou d’avoir un doctorat en langue et littérature française, tout comme le fait de maîtriser la langue arabe n’implique pas d’être en dixième année de langue arabe (notez que les chouyours révisent et apprennent constamment les subtilités dans la langue arabe, pour pouvoir aborder certains sujets de fiqh). Lorsque Monsieur Gaci met ce terme en avant, pour ma part je l’ai compris qu’il ne souhaite pas des imams balbutiants quelques phrases en français, mais plutôt des imams qui sachent parler couramment, tel que vous et moi, qui n’avons pas un doctorat en langue française.

    Expérience personnelle (non-généralisable mais exemplaire) : Un cheikh est venu d’Algérie, il parlait très peu le français, il s’est mis à l’étudier afin de propager au mieux l’Islam en France, … de fil en aiguille le cheikh s’est retrouvé à étudier à la Sorbonne, il a écrit un mémoire en français, et propage l’Islam en France à la fois en langue française et en langue arabe littéraire. (Qu’ALLAH le préserve, Amîne)

    Concernant le fait que vous basculiez et/ou renvoyez vers la [république parlementaire de] Turquie et Le [la monarchie constitutionnelle] Maroc, cela rejoint ma première remarque dans mon précédent commentaire.

    Sinon, mettre dans chaque mosquée des interprètes, est une bonne idée, mais il est vrai que les imams se faisant traduire leurs prêches, ne sauraient jamais si les traductions faites se rapprochent au plus [et correctement] de ce qu’ils expriment en langue arabe, combien de mauvaise traductions de paroles de chouyours circulent en France et dans le monde ? Combien de musulman(e)s ont fait dire ou écrire à des chouyours, ce qu’ils n’avaient pas dit ou écrit ? … Le mieux étant tout de même que celui qui s’exprime en arabe, puisse traduire en français ce qu’il souhaite enseigner, rappeler et propager. J’avais par exemple proposé à un cheikh de faire traduire un de ses mémoires en langue arabe par un [très bon] élève en langue arabe, le cheikh m’a répondu qu’il souhaitait le faire lui-même, afin de traduire au mieux et au plus proches de ce qu’il exprime en langue arabe.

    L’idée des interprètes dans les mosquées, est à développer, dans le sens où les imams de chaque mosquées pourraient faire les différentes traductions des dourouss des chouyours venant des terres d’Islam. Donc, nous pourrions invité des chouyours du monde entier, les faire intervenir dans différentes mosquées, traduire au mieux (mais toujours approximativement) leurs dourouss, et comme vous le soulignez, cela renforcerait les liens de fraternité mais à un niveau « mondiale ». Et pour développer cette idée, nul besoin de l’instance politique dite représentative.

    Monsieur Gaci fait partie d’une instance nationale mise en place par la France et l’Algérie. Comme je le précisais dans un commentaire d’un autre article : « Dans la réalité du paysage français, le CFCM représente [hélas] une grande partie de mosquées et d’associations musulmanes constituées elles-mêmes de nombreu(ses)x musulman(e)s en France, sinon le CFCM ne serait pas. Et donc dans la réalité, cela fait que nombreu(ses)x sont les musulman(e)s a se sentir représenté [ou mal représenté] par cette dite instance représentative. »
    A cela s’ajoute des musulman(e)s ne faisant pas directement partie de ce réseau, mais qui suivent l’avis de cette dite instance.

    Maintenant, rien n’empêche la majorité des musulman(e)s ne se sentant en rien représenté(e)s par cette dite instance représentative, de le faire savoir haut et fort, par divers courriers et actions revendicatives. Un musulman disait : « On ne colonise pas un peuple qui n’est pas colonisable », pour ma part, au vue de notre condition communautaire aujourd’hui, j’écrirais et dirais : « On ne conditionne pas un être humain qui n’est pas conditionnable » ou plus précisément « On ne conditionne pas un(e) musulman(e) qui n’est pas conditionnable » … et en rédigeant ma réponse à votre intention, écrire cela m’a rappelé ce verset, je cite :

    Sourate des Murailles (Al-A’râf) – Verset 178

    مَن يَهْدِ اللّهُ فَهُوَ الْمُهْتَدِي وَمَن يُضْلِلْ فَأُوْلَـئِكَ هُمُ الْخَاسِرُونَ

    Traduction approximative la plus répandue : « Quiconque Allah guide, voilà le bien guidé. Et quiconque Il égare, voilà les perdants. »

    Traduction approximative tirée de la nouvelle traduction : « Seul est dans la bonne voie celui que Dieu guide. Quant à ceux qu’Il égare, ce sont ceux-là les perdants. »

    Restant disponible pour toute correction et/ou précision de mes écrits et opinions exprimés et non-imposés, incha’ALLAH.

    Was’salmoualaykoum.

  8. cherif dit :

    El Gaci dit le bledar je le connait bien c’est un bosseur sont analyse avec certaine nuance est juste je suis moi meme responsable de mosquée nous avons un imam du bled la gestion de la réalité du terrain est difficile cela reste un vaste chantier Cherif Annemasse

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