Fouad Alaoui prochain calife de la fondation des œuvres de l’islam de France

Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) est inutile, c’est un fait tant sa légitimité et son efficacité sont nulles. Véritable arme de destruction, le CFCM est le  fruit d’une longue réflexion coloniale qui portait sur les objectifs de diviser, diminuer les musulmans de France afin de les empêcher de devenir une force politique, une force tout court, et surtout de les freiner dans leurs élans naturels à l’organisation, au développement et à la prospérité. L’entrée de l’Etat dans la mosquée s’est fait sans souci : on a compté, décompté, on a vu, on a écouté, on a recruté. Le CFCM et les CRCM ont été par contre très utiles pour cette visite guidée.

Les présidents des associations gestionnaires des mosquées de France qui adhèrent au Conseils Régionaux du Culte Musulman (CRCM), antennes régionales du CFCM, sont coresponsables de cet état larvé de la gestion du culte musulman en France. Il n’y a jamais eu autant de problèmes avec l’islam en France depuis que ce CFCM et ces CRCM existent, depuis que la politique s’est invitée aux cœurs des mosquées.

Ces présidents de mosquées sont les piliers du CFCM, ce sont eux qui financent en grande partie cette structure, avec les dons des fidèles, sans que ces derniers soient bien avisés. Oui les musulmans doivent payer la place de leur mosquée au sein de l’assemblée des CRCM. Ce sont les seuls présidents de mosquées qui établissent les listes des grands électeurs qui auront le droit de voter lors des scrutins de  renouvellement de l’instance du CFCM. Le règlement électoral donne ce droit exclusif aux seuls présidents de mosquées. Les fidèles eux n’ont qu’à se taire et à donner. Le nombre de ces présidents de mosquées oscille entre 800 et 1000. Nous prions les musulmans qui fréquentent ces mosquées adhérentes du CFCM d’inviter leurs présidents à la repentance avec tout ce que cela implique sur le plan religieux.

Le CFCM est un facteur de rivalité entre les différentes communautés musulmanes de France, entre les différentes fédérations, et entre  certains responsables de lieux de culte. Les différences ethniques, nationales, historiques, plus largement sociologiques de la communauté musulmane de France sont savamment utilisées pour opposer et non rassembler dans la complémentarité et l’entre-connaissance. Par contre cette structure promeut d’une manière ronflante et maladive un pseudo-dialogue interreligieux ou des civilisations, alors que le dialogue intra-religieux est combattu et quasi inexistant. C’est de ce dialogue dont les musulmans et non-musulmans ont besoin.

Avant l’existence du CFCM, les différentes fédérations coexistaient presque dans la paix, en tout cas dans le respect et dans une saine concurrence, celle qui fait résonance à l’adage : « concurrencez-vous dans le bien ».Elles travaillaient même ensemble. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le CFCM, a créé également une concurrence malsaine dans la course à la construction des mosquées en France. D’une part le CFCM a toujours fait croire aux porteurs de projets qu’il était à même de s’occuper du douloureux problème du financement, entre autres. Chose qu’il n’a jamais fait ces six dernières années, mais n’hésitant pas à mettre  en avant cette priorité dans ses missions spéculatives fondatrices. D’autres part, le système de scrutin inique du CFCM reposant sur le calcul des surfaces des lieux de prière pour déterminer le nombre d’électeurs, a engendré une grave maladie chez les marchands de temples qui adhèrent au CFCM. Maintenant c’est celui qui aura la plus grande mosquée (en surface) qui aura la meilleure place au sein du CRCM et du CFCM. C’est un critère architectural nouveau dont nous nous faisons un point d’honneur de souligner.

La Fondation des œuvres de l’islam est la banque du CFCM

Bien sûr  il n’était pas question de financer le CFCM, et tous les plans machiavéliques qui l’accompagnent, uniquement avec l’argent du contribuable. Il fallait trouver un moyen original de canaliser les fonds des pays musulmans (Qatar, Algérie, Maroc, Turquie, Arabie Saoudite etc..) qui financent depuis de nombreuses années les projets cultuels sur le territoire français.

Prétextant une pseudo-influence des pays étrangers sur la gestion du culte musulman en France, un besoin de transparence, on inventât la fondation des Œuvres de L’islam, institution bâtie sur le modèle « organique » du CFCM, qui n’a jamais fonctionnée. Le budget initial s’élevait à 800 000 €. Hormis le financement, il y a presque 2 ans, à hauteur de 150 000 €, pour les frais de fonctionnement du CFCM, cette Fondation n’a fait l’objet que de luttes de pouvoir au sujet de savoir qui sera président. Alléluia, la présidence est tournante et dure deux ans.

Un des objectifs de cette Fondation consistait à regrouper en son sein les dons des pays étrangers, des fédérations religieuses, les dons des entreprises, des particuliers, issus du marché « halal » etc… ceci pour financer d’une manière plus transparente les différents projets cultuels et culturels musulmans en France.

On a même interdit à certaines ambassades étrangères d’aider à financer des projets cultuels sur le territoire français sans passer par la Fondation des œuvres de l’islam.

Dalil Boubakeur en est le premier président, son mandat s’achève mardi prochain. Fouad Alaoui, vice-président de l’UOIF doit lui succéder le même jour. Voilà une autre raison pour laquelle Fouad Alaoui n’a pu véritablement démissionner du CFCM récemment. Pas de CFCM, pas de Fondation !

Mardi prochain sera un grand jour ou peut être un jour catastrophique, Fouad Alaoui reviendra en Force dans le paysage médiatique cultuel français avec son nouvel accès au trône de la Fondation et ce, juste avant les élections internes de l’UOIF. Etre président de la Fondation c’est comme être banquier. Ceci ne peut qu’intéresser les grands électeurs de l’UOIF. D’un autre côté, il n’aura plus trop de temps à accorder à la commission « réforme » du CFCM qui est sensée humaniser un peu le système de scrutin. D’ailleurs qu’en est-il de l’avancer des travaux ?

Du flouz à la Fondation et pas au CFCM

Mohamed Moussaoui, ne compte pas accepter son rôle de dindon de la farce. En effet, vu qu’il occupe le poste de président du CFCM, il ne peut en même temps occuper celui de président de la Fondation des Œuvres de l’islam. C’est dommage car le président a un grand pouvoir sur la distribution des deniers. D’ailleurs Dalil Boubakeur reçoit toutes les louanges et toute la bienveillance, et les baises front en plus, de la part de son successeur, Mohamed Moussaoui, qui vient de lui demander un peu d’argent de poche pour le CFCM : la bagatelle de 100 000 € !

Ce soudain besoin d’argent, est-ce pour mieux continuer à ne rien faire au CFCM ou est-ce du à une crainte que le prochain président de la Fondation, Fouad Alaoui, ne daigne répondre à une quelconque requête de la part du CFCM pour l’organisation de ses fastueux diners ?

L’Adieu du Dr Dalil Boubakeur devrait se faire prochainement autour d’un pot de l’amitié d’une valeur de 100 000 €. Nous pensons que Fouad Alaoui acceptera cette dernière dépense de Dalil Boubakeur en faveur du CFCM, cela représente le prix à payer pour une éventuelle victoire aux prochaines élections internes de l’UOIF.

Kamel Chibout, président de Fédération de la Grande Mosquée de Paris – Grand Est

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Commentaires (1)

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  1. abdelhakim dit :

    il n’est pas représentative sur le dos de l’islam

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