9 jan 2010
En France, cela fait une douzaine d’années que l’on a ressorti la « Laïcité » du placard.
La Laïcité, cette déesse arrangée au goût du jour, est devenue un simple vocable utilisé à tord et à travers, souvent pour casser du sucre sur le dos des musulmans et de l’islam en général, elle ressemble à une arme, ou plutôt à un gadget linguistique usité dans la guerre idéologique contre l’islam.
Politiques, journalistes, pseudo-intellectuels, citoyens téléphages  et même certains « baladins » du culte musulman, n’échappent pas à la règle qui consiste à brandir le spectre de la « Laïcité » pour réprimander les vilains Sarrasins de France et leurs pratiques religieuses moyenâgeuses s’opposant à l’exquise modernité des gens civilisés d’Occident.
Laïcité, cette curiosité franco-française sur le plan international, que l’on encense de toutes les vertues et que l’on érige au rang de valeur suprême de la République. Un axiome selon les uns, une valeur constitutionnelle pour les autres, qui est pourtant toujours à géométrie variable dans les différents champs de son application. En effet la Laïcité n’est pas la même pour tous les Français. Elle s’applique pour les uns mais pas tout à fait pour les autres.
La course à la construction de mosquées est devenue un vrai business commercial et politique.
Passons sur son architecture de type maçonnique. Le gigantisme inutile de cette mosquée-cathédrale (4500 m2, sauna, commerces, boucheries, écoles, parkings payants etc.) – comme son coût exhorbitant : neuf millions d’euros (9 000 000 €) – interpelle. Surtout lorsqu’on sait que ce nouvel édifice ne correspond en rien aux besoins réels des Mulhousiens de confession musulmane. Mulhouse compte déjà 5 grandes mosquées. La ville aurait peut-être encore besoin de deux ou trois petites ou moyennes mosquées de proximité, des mosquées de quartiers, dont le coût de construction ne dépasserait pas chacune le million d’euro.
Le fait que l’association « AMAL » (donc l’UOIF) devienne propriétaire privé du lieu de culte avec l’argent de tous les musulmans, qu’ils versent sous forme de dons, et de celui des contribuables est une injustice flagrante et une duperie évidente !
Plusieurs questions se posent :
- Pourquoi l’association « Amal » cache aux donateurs français ainsi qu’à la ville de Mulhouse le don d’un million d’euros du Qatar reçu voilà quelques mois ? Pourquoi ne trouve-t-on aucune référence de cet important financement sur leur site Internet mosquethon.org, dont l’objet est précisément d’indiquer les montants des dons perçus et de permettre à chacun de suivre la collecte ?
Cette année, une communication excessive, pas toujours très pertinente autour de la grippe A/H1N1, outre une augmentation anormale des tarifs du hajj, ont eu raison de la baisse drastique du nombre de pèlerins en partance pour La Mecque.
En France, l’immense majorité des pèlerins se sont fait vacciner contre la grippe ordinaire et contre la méningite. Ailleurs, les pèlerins ont eu droit à une simple visite médicale obligatoire. La plupart des pays concernés par le hajj ont donc pris au sérieux l’alerte sanitaire concernant la grippe A/H1N1.
Rappelons que lors de la ‘omra (petit pèlerinage) pendant le mois de ramadan, les autorités saoudiennes n’ont constaté aucun véritable problème lié au virus, alors même que la fréquentation pendant cette période est quasi équivalente à celle du hajj. Nous sommes donc optimiste et pensons que toutes les conditions sont remplies pour accomplir un hajj sans souci.
En France, le hajj est toujours victime de l’impéritie de nombre d’organisateurs et de la cupidité de certaines agences de voyage, et d’intermédiaires, qui peinent à se défaire des méthodes de travail aussi scandaleuses qu’illégales, en cours depuis des années. Malheureusement, cette année encore les trafics de visas ont continué. De même, les mensonges sur la qualité et le contenu des prestations perdurent.
Malgré tout, nous constatons sur le terrain une réelle prise de conscience des futurs pèlerins et à un changement des mentalités qui augurent in châ’a-Llâh du meilleur pour les années à venir, si chacun d’entre nous décide de prendre le problème à bras-le-corps. Mission que s’est donnée France Hajj aujourd’hui et demain.
Benabdallah Soufari
président de l’association France Hajj
http://www.france-hajj.fr
mob France +33 6 19 08 78 79

Pour le hajj, comme pour tout voyage organisé, la loi interdit de récupérer les titres de transport ainsi que de l’argent des voyageurs si l’on n’est pas au minimum agent de voyage ou assimilé pour les cas d’associations disposant d’un agrément préfectoral de voyage. Le chef de groupe doit avoir un statut légal. Il ne peut en aucun cas prendre votre passeport ou votre argent, le mieux est de traiter directement avec un employé de l’agence organisatrice. C’est pourquoi nous conseillons aux agences d’embaucher temporairement, pendant la durée du pèlerinage et de sa préparation, les chefs de groupe afin de leur donner un statut légal. Outre le fait d’exercer en pleine conformité avec la loi, cela permettra de participer à l’assainissement du marché du hajj, encore très convoité par nombre de rabatteurs peu scrupuleux, qui sévissent déjà sur le terrain.
Vérifier les tracts publicitaires
S’il n’est pas toujours facile de faire le bon choix parmi toutes les offres pour le hajj, vérifier le tract publicitaire est un excellent moyen pour éviter l’arnaque. Cette vérification vaut tant pour les futurs pèlerins que pour les agences de voyage agréées qui peuvent faire les frais de rabatteurs. C’est pourquoi nous conseillons à ces agences agréées de bien surveiller les tracts publicitaires parfois diffusés à leurs insu par des rabatteurs.
12 oct 2009
Communiqué de la Fédération Régionale de la Grande Mosquée de Paris-Grand Est
présidée par Kamel Chibout
En 2003, Monseigneur Doré, ex-Archevêque de Strasbourg, publiait une lettre publique appelant les cultes reconnus qui composent le concordat d’Alsace-Moselle, ainsi que l’opinion politique et publique, à accepter l’islam dans le statut concordataire, ce qui revient à reconnaitre l’islam comme étant l’égal, sur le plan du traitement juridique, aux autres cultes reconnus. Mais pour que l’islam intègre ce concordat, il est indispensable que les autres cultes (protestants, catholique et israélite) l’acceptent à l’unanimité. Ce qui n’est pas le cas.
Si dans la pratique, certains politiques tentent d’endormir les responsables musulmans en leur martelant que l’islam est reconnu dans la pratique à l’instar des autres cultes, les observateurs avertis ,eux, savent que c’est totalement faux et qu’il s’agit d’une belle supercherie. Juridiquement parlant, c’est faux : le culte musulman ne bénéficie aucunement des lois favorables aux autres cultes reconnus. En Alsace comme en Moselle, il est interdit aux collectivités publiques de financer des cultes non reconnus, comme c’est le cas de l’islam. Malgré tout, d’aucuns essaient de faire croire le contraire.
Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) est inutile, c’est un fait tant sa légitimité et son efficacité sont nulles. Véritable arme de destruction, le CFCM est le  fruit d’une longue réflexion coloniale qui portait sur les objectifs de diviser, diminuer les musulmans de France afin de les empêcher de devenir une force politique, une force tout court, et surtout de les freiner dans leurs élans naturels à l’organisation, au développement et à la prospérité. L’entrée de l’Etat dans la mosquée s’est fait sans souci : on a compté, décompté, on a vu, on a écouté, on a recruté. Le CFCM et les CRCM ont été par contre très utiles pour cette visite guidée.
Les présidents des associations gestionnaires des mosquées de France qui adhèrent au Conseils Régionaux du Culte Musulman (CRCM), antennes régionales du CFCM, sont coresponsables de cet état larvé de la gestion du culte musulman en France. Il n’y a jamais eu autant de problèmes avec l’islam en France depuis que ce CFCM et ces CRCM existent, depuis que la politique s’est invitée aux cœurs des mosquées.